Mai 2026 – Kazakhstan – Ouzbékistan (2 semaines)

Style de voyage : Terre d’aventure

La Route de la Soie : Mon Immersion entre Steppes Kazakhs et Joyaux Ouzbeks

Je rentre tout juste d’une épopée incroyable sur la mythique Route de la Soie, un voyage qui m’a mené du Kazakhstan à l’Ouzbékistan où les paysages grandioses des montagnes Tien Shan rencontrent la finesse architecturale des cités caravanières.

L’appel des grands espaces au Kazakhstan Le début du voyage, à Almaty, a été une immersion immédiate dans l’histoire et la géographie kazakhes. La ville m’a particulièrement surprise par son côté verdoyant, possédant un nombre tout simplement inconsidérable d’arbres qui en font une véritable cité jardin. Nous avons pris le temps de visiter le musée central pour bien comprendre l’histoire de la région, ainsi que l’incontournable cathédrale de l’Ascension, un magnifique édifice en bois aux couleurs vives qui se dresse fièrement au milieu du parc Panfilov.

Nous avons également arpenté le célèbre bazar Zelenyi, un lieu incontournable où l’on découvre la culture locale au plus près comme en témoigne cette image saisissante des étals de boucherie.

Le lendemain, nous avons rejoint la « Dune Chantante ». Avec l’énormément de vent qu’il y avait, je ne suis pas monté en haut : on en prenait plein les yeux avec une très mauvaise visibilité !

Ensuite, nous avons exploré le parc national d’Altyn Emel, un vaste territoire aux reliefs variés : les montagnes calcaires d’Aktau avec leurs teintes uniques, les formations volcaniques de Katutau, sans oublier le saule vieux de 700 ans.

À Jarkent, nous avons non seulement admiré sa mosquée en bois d’architecture chinoise, mais nous avons eu le privilège d’une visite privée de l’église orthodoxe, ponctuée par le son cristallin des cloches : un moment hors du temps.

Nous avons ensuite rejoint le Canyon de Charyn pour une balade dans la « Vallée des Châteaux », un labyrinthe de formations rocheuses spectaculaires, sculptées par l’érosion en formes de tours et de forteresses fantastiques qui se dressent face au ciel.

Nous avons poursuivi cette partie nature par les lacs de Kolsay et Kaindy, bien que l’aventure ait aussi eu son lot de défis. Après un trek éprouvant pour atteindre le deuxième lac, nous avons dormi sous tente dans des tentes Quechua avec un bon 5°C ! C’était épique. Notre pauvre guide a dû assurer toute l’intendance en solo, chapeau à lui. Heureusement, tout cet inconfort a été largement compensé par le bruit apaisant de la rivière juste à côté et la découverte des troncs d’arbres figés sous l’eau cristalline du lac Kaindy, un souvenir impérissable.

Immersion en Ouzbékistan : un saut dans le temps Après la nature sauvage, le changement de décor en Ouzbékistan a été radical. Nous avons commencé par Tachkent, et quelle chance d’y arriver le 9 mai, jour de la célébration de la Victoire ! L’ambiance était incroyable : la ville était vibrante, joyeuse, avec une énergie vraiment positive et communicative. Nous avons notamment visité le Mémorial de la Victoire, marqué par cette flamme éternelle et la statue poignante d’une mère en deuil un lieu chargé d’histoire et de recueillement. On en a aussi profité pour découvrir les trésors du vieux Tachkent, avant de descendre dans le métro, une vraie curiosité architecturale.

Ensuite, direction Boukhara, la cité aux 360 mosquées. On a pris le temps d’explorer l’ensemble Lyabi-Khauz, les coupoles marchandes et l’impressionnante forteresse Ark. On a été particulièrement marqués par la splendeur du complexe Mir-i-Arab, dont on peut admirer les dômes turquoise. Construit au XVIe siècle, cet édifice emblématique demeure une médersa active, témoignant de la continuité spirituelle et intellectuelle de Boukhara à travers les siècles. On s’est même rendus dans le village de Nayman pour participer à la récolte et apprendre à préparer des spécialités locales comme le Plov et la Samsa.

Après une halte à Chakhrisabz, la ville natale de Tamerlan, nous avons randonné dans les montagnes de Zerafchan et traversé le col Takhta Karatcha pour arriver à Samarcande.

Samarcande, c’est quand même quelque chose. Avec plus de 2750 ans d’existence, cette ville fut un carrefour culturel et commercial majeur, magnifié par Tamerlan qui en fit la capitale de son vaste empire. Quand tu te retrouves sur la place du Registan, on est saisis par la puissance des trois médersas qui l’entourent, comme on le voit sur la photo c’est un chef-d’œuvre d’architecture islamique. Nous avons également exploré la nécropole de Shah-i-Zinda, un ensemble de mausolées à couper le souffle dont les allées décorées de majoliques bleues créent une atmosphère mystique, C’est majestueux, sans trop d’artifices, juste de l’histoire pure.

L’humain au cœur du voyage

À Boukhara, on a vécu un moment inattendu au détour d’une rue : notre guide a commencé à discuter avec une dame qui nous a spontanément invités à visiter sa maison typique, dont on peut voir l’intérieur richement décoré sur Même pour notre guide, c’était une première !

On a aussi partagé le quotidien d’une famille dans le village de Nayman, ou lors de nos deux nuits chez l’habitant à Ayaktchi. un dortoir commun très simple, avec nos matelas posés directement sur les tapis traditionnels. La famille qui nous a accueillis avait un petit bébé, et ils nous ont montré leur technique traditionnelle pour le coucher : il était emmailloté, sans couche, avec un système de seau pour gérer les besoins. C’était très intéressant de découvrir leur façon de faire au quotidien. Marcher dans les montagnes de Zerafchan, traverser des forêts de genévriers avec les locaux, ou simplement flâner dans l’effervescence des bazars, c’est là que le voyage prend tout son sens.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.